Dans le premier cas, sont concernés les logos, icônes, personnages et plus généralement tout
élément permettant d'identifier son appartenance à son propriétaire. Cette protection est
garantie du simple fait de leur création par le droit d'auteur, mais il est conseillé de garder
des traces pouvant servir de preuve de conception7. Mais ces éléments sont aussi protégeables au titre de la législation spécifique sur les
dessins et modèles, à la condition d'avoir fait l'objet d'un dépot à l'INPI8 ou au greffe du Tribunal de Commerce du domicile du
déposant, comme nous le rappelle le site de brmAvocats [BRM]. Les textes sont aussi
couverts par le droit d'auteur au même titre que les logiciels.
Mais un site ce n'est pas qu'un environnement statique, il est courant maintenant d'y trouver des
interfaces avec des bases de données. Ces dernières permettent de mettre à disposition des
informations de toutes sortes de manière organisée et relativement protégée. L'architecture d'une
telle base de données est aussi protégeable par le droit d'auteur si elle est originale et porte
l'empreinte de l'auteur. Par contre leur contenu9 est simplement protégé contre une
extraction substantielle de la part de tiers.
Le droit des marques quant à lui protèges tout les éléments distinctifs relatifs à l'entreprise
lorsque ceux-ci ne sont pas protégeables au titre du droit d'auteur faute d'originalité. Un dépot
à titre de marque auprès de l'INPI leur assure ainsi une protection contre la contrefaçon.
Dans le cas ou les éléments visuels du site ne font l'objet d'aucune protection ni par le droit d'auteur faute d'originalité ni par le droit des marques, il peuvent néanmoins être protégés par par une «action en concurrence déloyale lorsque les entreprises en cause sont en situation de concurrence, ou encore par une action en responsabilité civile par agissements parasitaires10».
La législation s'appuie donc essentiellement sur des textes qui s'appliquaient à l'origine aux
uvres papier. Mais de puis peu un nouveau système de protection est en place et est spécifique aux
uvres dites "en ligne".