La notion même de piratage de logiciels est donc considérée comme une infraction aux lois
régissant les droits de propriété intellectuelle1.
D'ailleurs dans une soucis de précision, l'arrêté du 22 décembre 1981 relatif à l'enrichissement
du vocabulaire informatique définit le logiciel comme "l'ensemble des programmes, et
éventuellement la documentation, relatifs au fonctionnement d'un ensemble de traitements de
l'information". Le législateur va donc plus loin en protégeant la documentation qui peut
accompagner les logiciels. Mais l'article L.112-2 du Code de la Propriété Intellectuelle précise
que "le matériel de conception préparatoire" est aussi couvert si celui-ci permet "l'aboutissement
du développement d'un programme à condition qu'il soit de nature à permettre la réalisation d'un
programme d'ordinateur à un stade ultérieur."
Quant aux droits relatifs à l'exploitation de ces logiciels, le code de la propriété intellectuelle les décrit comme découlant du régime commun du droit d'auteur classique, avec là encore quelques particularités. On peut remarquer que l'article L.122-6 assure la reconnaissance du droit pour l'auteur de s'opposer:
Mais outre les droits de l'auteur du logiciel, la loi accorde aussi certains droits à l'utilisateur:
Comme on peut le voir, la loi n'interdit pas ce qui est communément appelé "hacking"2, à savoir la modification d'un code existant visant à l'étudier et à l'améliorer, sauf si bien sûr l'auteur s'y est formellement opposé.