La charge de travail me semblait être un facteur limitatif à cet engouement, mais Agnès dit préférer les "coups de bourre" aux périodes creuses. Même si elle convient que ces petits moments de calme permettent de privilégier plus facilement la vie de famille.
Jean-Louis, quant à lui, estime ne jamais être venu travailler à contre-c
ur.
Chaque journée apporte son lot de surprises, et l'informatique est en perpétuelle
évolution. On doit toujours se tenir au courant des nouveautés, et d'après lui
nous ne sommes qu'à l'aube de l'ère informatique.
Cela soulève aussi la question de l'apprentissage des nouvelles technologies, Agnès et Jean-Louis ont suffisamment d'ancienneté pour dire qu'il est essentiel à un ingénieur de continuer à apprendre, soit au travers de son travail direct, soit en suivant des colloques ou des formations spécifiques. En effet le métier a beaucoup évolué depuis ces dix dernières années. Gaëtan, du fait de sa courte carrière, n'a pas vu le métier beaucoup évoluer, mais par contre, la technologie, elle, a beaucoup avancé.
Un autre point semble attiser leur motivation: les possibilités d'évoluer. En effet, l'informatique est dorénavant présente à tous les niveaux et dans quasiment toutes les professions. Il est ainsi possible, tout en gardant le même métier, de changer de branche. Jean-Louis est un exemple flagrant de cette évolution, lui que tout prédestinait à travailler dans le BTP a fini par devenir un responsable dans la grande multinationale qu'est IBM.
Enfin, du fait de leurs responsabilités, ils ont une certaine marge de manoeuvre et ils peuvent organiser leur travail pour le rendre compatible avec leur vie privée. Leur bonne relation avec leur hiérarchie leur autorise une certaine flexibilité des horaires. Le plus important, confirment-ils, est de tenir les délais et de rendre un travail bien fait.