Mon blog
Quelques pensées à des moments perdus...
Quelques pensées à des moments perdus...
La culture vient caresser mon subconscient et excite ma curiosité. Dites moi, qu'est-ce donc qu'un blog? Ou b|Og devrais-je dire?
Une sorte de carnet web sur lequelle on griffonne électroniquement ses pensées en une esquisse numérique de la vie qui passe? Instants volés au temps qui s'enfuie... tel un songe d'un après midi d'été. Ces petits moments où, assoupi dans un hamac bercé par le vent du large, les images s'entremellent et finissent par former cette histoire fantastique et unique, pur reflet de notre âme. Cette même rêverie où le temps vit en suspens, où plus rien n'a de sens que le sens de la vie. Abandon de nous même à la douceur du présent, aux rayons du soleil qui transcendent la résine des pins en des senteurs d'été. Le doux son des cigales bat la mesure comme le coeur d'une maman rassure son nouveau né. On le perçoit plus qu'on ne l'entend.
Mélé au ressac de la mer qui vient lécher les rochers et continuer de façonner l'oeuvre de la nature, le chant de la vie qui tourbillonne nous emporte.
J'aime la côte en ce début d'été, où la vie semble, encore pour un temps, épargnée par la frénésie des touristes. Venus en masse, ils envahiront ces lieux comme le font les fourmis sur le reste de mon pic nic. Le vent y est pour l'instant une partition ou les arbres composent une mélodie au gré de leurs envies. Et j'en suis le seul auditeur. Enfin ce goeland qui m'observe en est-il le gardien? Ou peut-etre même le chef d'orchestre? Emporté par cette partition, il en explore les octaves selon son inspiration.
Mais déja il s'envole pour composer sa propre symphonie, me laissant seul, retrouver ma muse, cette nature enjouée et hors du temps.
Ici malgré le beau temps, ma chemise de flanelle blanche ondule sous la brise fraiche d'une fin d'hiver qui s'annonce. Un peu comme une caresse de jeune fille en fleur au matin d'une nuit douce... L'air conserve encore ce piquant des frimâts qui fait frissonner et qui éveille les sens. La lumière fait scintiller les goutelettes d'eau arrachées à la brume du petit matin en un tapis irisé sur l'herbe rase. Tout autour la nature sommeille encore angourdie, mais les rayons du soleil enveloppent la lande d'une douceur féérique. Au loin, un vol d'étourneau tente de se réchauffer en batifollant de champs en champs. La vie renait avec le beau temps.
J'aimerais me laisser aller à la rêverie innocente d'un jeune enfant, qui, insouciant, regarde couler le ruisseau en sous bois. Observer, les pieds dans l'eau, les dityques en immersion, les libellules en rase motte et les truites à l'affut entre deux galets. Entendre murmurer l'eau au travers du tapis de cresson et des roseaux. Se laisser saisir par la fraicheur de l'onde qui file entre les doigts, comme une caresse qui n'en finit pas.
Fermer les yeux sur ce soleil qui rend transparentes les feuilles de l'orme auquel je suis adossé. Il me rassure, il semble invulnérable et contemple avec moi le miracle de la vie.
Se laisser aller à la rêverie...
Dans son coeur coulent les ruisseaux de la misère. L'eau bat le pavé comme pour le purifier de la perfidie des hommes. Les façades sont grises, le chemin luisant, où me conduit-il? Je ne sais. Goutte à goutte, pas àpas, j'avance. Au fil des rues les gens se font plus rares et plus pressés... Et cette pluie qui m'accompagne sur le macadam glissant et sale... Mes yeux se lèvent un instant vers ce ciel de plomb, cause de ma détresse...
Une fenêtre, un chat me regarde narquois, au chaud sur le radiateur. Son regard félin me transperse, pur et sournois. Mes yeux se ferment sur son image, il en a de la chance!
Un abribus bondé où chacun joue des coudes pour avoir sa place au sec. Seul mon coeur est sec, désséché, vide, où es-tu? Pourquoi es-tu partie? Ta présence me manque, je t'imagine sous chaque parapluie que je croise...
C'est fou ce que l'amour peut rendre malade. Je t'aime à en creuver...
Le paysage a changé, ou peut-être pas... Je suis dans un désert seul, pas perdu, mais seul. J'adore pourtant la solitude, mais là j'ai eu mille fois le temps de m'y réfugier, je n'ai plus rien à y faire.
Un bus bondé...
Le trop plein d'amour n'a plus débordé depuis un certain moment... Je t'aime, je t'adore... Mais au fait qui es-tu? La pluie : froide et purificatrice? La mort? Non! Rien en moi ne doit périr, pas même cette flamme qui menace à chaque heure de s'éteindre. Tu dois la raviver : urgence! Où es-tu? Je t'attends calme et résigné comme cette araignée qui voit son oeuvre de plusieurs jours gachée par des projectiles liquides qui ne cessent de tomber...
Quand la pluie tombe sur la ville...